Déambulatoire :

Tableaux, Bas et Hauts reliefs de la travée 01

Vous pouvez facilement repérer cette chapelle sur la vue en plan de la Cathédrale que vous trouverez ci-dessous, en effet, son emprise au sol est colorée en jaune.

Sources Emmanuel WALLET

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Son Histoire

Voila la description qu'en fait Emmanuel WALLET ( professeur de dessin à l'ecole d'artillerie et à l'école de peinture de la ville de Douai, ancien officier du génie militaire, membre de la Société des antiquaires de la Morinie ) dans son ouvrage daté de 1839 "Description de l'ancienne Cathédrale de Saint-Omer"
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L'abbé Augustin Dusautoir dans son ouvrage de 1903 intitulé "Guide pratique du visiteur" nous apporte les précisions suivantes :
A l'entrée du déambulatoire qui contourne le chœur, arrêtez-vous un instant devant le curieux sarcophage de saint Erkembode, à la fois 4 ème abbé de Saint­Bertin et 7 ème évêque de Thérouanne, mort en 742. Ce saint devrait être représenté comme sur le vitrail du grand chœur avec deux crosses, l'une celle de l'abbé et l'autre celle de l'évêque. Nous avons publié une brochure qui renferme tous les détails désirables sur la vie de ce saint patron audomarois, et sur les destinées extraordinaires de ses reliques. Le tombeau remonte certainement au VIII ème siècle et peut-être au delà, ses supports en forme de lions, ont aussi un cachet de grande antiquité. Exhumé en 1085 du sol du chœur où il se trouvait primitivement, et privé des reliques du saint qui furent placées dans une chasse spéciale vénérée pendant plusieurs siècles sur l'autel principal ayec les châsses de saint Omer et de sainte Austreberthe, il fut longtemps au milieu du transept nord et il est à la place actuelle depuis 1835. Ce tombeau n'a cessé d'être visité à travers les âges par de nombreux pélerins rhumatisants et les mères de famille ayant des enfants malades. L'usure que vous remarquerez aux arêtes de l'énorme couvercle, vous redit la foi des générations passées. En 1902, les reliques qui depuis la révolution se trouvaient sous le maitre-autel de la paroisse Saint Sépulcre ont été réintégrées solennellement dans le tombeau primitif d'où elles étaient sorties il y a 800 ans, et depuis lors la dévotion séculaire à saint Erkembode a repris un nouvel accroissement. La tradition rapporte que les offrandes déposées au tombeau de saint Erkembode en reconnaissance des grâces obtenues furent si importantes, que les chanoines purent avec elles construire en grande partie la première église des XI ème et XII ème siècles. Au-dessus du tombeau, on voit un tableau de l'école espagnole, représentant la mort bienheureuse de saint Joseph entre les bras de Jésus et de Marie.
En avançant, vous trouvez à droite une statue du saint pauvre d'Amettes, Benoît-Joseph Labre, tant glorifié au XIX siècle et patron des pèlerins. A gauche une statue en bois de Jésus-Christ rédempteur.
En 2020 ces statues ne sont plus à cet emplacement.


Septembre 2020 : informations fournies par Anne Pierard concernant le tableau de Jules Joets, ornant le pilier gauche de la première travée .
LE PEINTRE : JULES JOËTS ( 1884 -1954), d’une famille ouvrière : père peintre en bâtiment, grand-père paveur, mère lingère. BA à Saint-Omer. Son maître est Auguste Pollet. Passion du dessin dés l’enfance. Il passe des heures devant le Rubens de la cathédrale. Sa famille fait pour lui beaucoup de sacrifices. « J’ai parfois pleuré de désespoir, quand seul, le soir, j’essayais de réaliser sans y parvenir, les idées qui me passaient par la tête. Et toujours, toujours un petit bruit régulier est venu me consoler, me raffermir, m’encourager : le bruit de la machine à coudre de ma maman. Pour me permettre de travailler, ma mère, jusqu'à minuit, cousait du linge ». Il reçoit une bourse de voyage qui lui permet d’aller admirer les maîtres belges et hollandais. En 1907 il réussit l’examen de professorat de dessin à Paris, ce qui assure sa sécurité financière. Il devient professeur aux BA de Saint-Omer en 1911 : « Je ne pourrai pas travailler ailleurs ». De retour à Saint-Omer, il va voir sa grand-mère à l’hospice. C’est là qu’il trouve l’inspiration de ses tableaux les plus connus : Bénédicité acheté par l’Etat en 1913. Enterrement de Sept Heures chez les Petites Sœurs des Pauvres de Saint-Omer. Il peint cette immense toile dans une chapelle mal éclairée sans recul. Il doit rouler la toile au fur et à mesure de son exécution. La toile est exposée au Salon de 1914. Elle y reçoit le prix national du Salon des Artistes français pour récompenser un jeune peintre. Elle se trouve dans l’église saint Sépulchre. Autres œuvres dans la cathédrale : Statue de sainte Philomène et de saint Antoine de Padoue dans le déambulatoire Nord, monument au chanoine Duriez près de la sacristie. Œuvres dans Saint-Omer : buste de Louis Martel dans le jardin public, monument à Alexandre Monsigny place Sithieu. Il peint aussi des paysages du marais, des chaumières flamandes.
LE SUJET : Le tableau est placé pratiquement là où se trouvait le peintre lorsqu’il a réalisé son œuvre. On y voit une femme âgée en prière devant le tombeau et la statue de de saint Erkembode. Au-dessus le tableau de la mort de Joseph. A l’arrière-plan, la boiserie du petit orgue de chœur et une vue du déambulatoire.



Cathédrale de Saint-Omer|Déambulatoire travée 01


Déambulatoire travée 01

Elévation côté Choeur

A l'entrée du déambulatoire qui contourne le chœur, arrêtez-vous un instant devant le curieux sarcophage de saint Erkembode, à la fois 4 ème abbé de Saint­Bertin et 7 ème évêque de Thérouanne, mort en 742. Ce saint devrait être représenté comme sur le vitrail du grand chœur avec deux crosses, l'une celle de l'abbé et l'autre celle de l'évêque. Le tombeau remonte certainement au VIII ème siècle et peut-être au delà, ses supports en forme de lions, ont aussi un cachet de grande antiquité. Exhumé en 1085 du sol du chœur où il se trouvait primitivement, et privé des reliques du saint qui furent placées dans une chasse spéciale vénérée pendant plusieurs siècles sur l'autel principal ayec les châsses de saint Omer et de sainte Austreberthe, il fut longtemps au milieu du transept nord et il est à la place actuelle depuis 1835. Ce tombeau n'a cessé d'être visité à travers les âges par de nombreux pélerins rhumatisants et les mères de famille ayant des enfants malades. L'usure que vous remarquerez aux arêtes de l'énorme couvercle, vous redit la foi des générations passées. En 1902, les reliques qui depuis la révolution se trouvaient sous le maitre-autel de la paroisse Saint Sépulcre ont été réintégrées solennellement dans le tombeau primitif d'où elles étaient sorties il y a 800 ans. La tradition rapporte que les offrandes déposées au tombeau de saint Erkembode en reconnaissance des grâces obtenues furent si importantes, que les chanoines purent avec elles construire en grande partie la première église des XI ème et XII ème siècles. Au-dessus du tombeau, on voit un tableau de l'école espagnole, représentant la mort bienheureuse de saint Joseph entre les bras de Jésus et de Marie. En avançant, vous trouvez à droite une statue du saint pauvre d'Amettes, Benoît-Joseph Labre, tant glorifié au XIX siècle et patron des pèlerins. A gauche une statue en bois de Jésus-Christ rédempteur.

Déambulatoire travée 01

Déambulatoire travée 01

Déambulatoire travée 01



Statue de saint Erkembode travée 01

Erkembode, surnom qui signifie Envoyé Reconnu, est le nom qui lui est resté. Ce moine venu d'Irlande devint en 732, par acclamation de tous en raison de la sainteté de sa vie, Abbé de St Bertin et Evêque de Thérouanne. Il est ainsi le 4ème successeur de saint Omer (Evêque). Le diocèse de Thérouanne était immense : il allait de la Belgique actuelle (Ypres) jusqu'à la Vallée de la Somme. Saint Erkembode le parcourut en tous sens, soucieux de racheter des terres pour les redistribuer aux pauvres. En 742, il mourut presque paralysé.
Le tombeau de Saint Erkembode était jadis au milieu de la petite église primitive et elle est désormais adossée au choeur. Ces petites chaussures posées dessus intriguent tout le monde. En voici l'origine : dès la mort de Saint Erkembode, des Pèlerins sont venus de partout prier sur ce tombeau, se disant sans doute : « Il a tant marché pour nous, marchons à notre tour vers lui ». Ces pèlerins déposaient sur le tombeau, leurs chaussures hors d'usage en ex voto pour attester leur longue marche. Aujourd'hui on vient le prier chaque fois qu'un enfant a du mal à se mettre en marche et les mamans déposent ici, en priant avec confiance, les chaussures de leur enfant. Erkembode a toujours été le saint qui fait marcher !

Déambulatoire travée 01

Sur le premier pilier gauche face au tombeau

Précisions d'Anne Pierard concernant ce tableau :
LE PEINTRE : JULES JOËTS ( 1884 -1954), d’une famille ouvrière : père peintre en bâtiment, grand-père paveur, mère lingère. BA à Saint-Omer. Son maître est Auguste Pollet. Passion du dessin dés l’enfance. Il passe des heures devant le Rubens de la cathédrale. Sa famille fait pour lui beaucoup de sacrifices. « J’ai parfois pleuré de désespoir, quand seul, le soir, j’essayais de réaliser sans y parvenir, les idées qui me passaient par la tête. Et toujours, toujours un petit bruit régulier est venu me consoler, me raffermir, m’encourager : le bruit de la machine à coudre de ma maman. Pour me permettre de travailler, ma mère, jusqu'à minuit, cousait du linge ». Il reçoit une bourse de voyage qui lui permet d’aller admirer les maîtres belges et hollandais. En 1907 il réussit l’examen de professorat de dessin à Paris, ce qui assure sa sécurité financière. Il devient professeur aux BA de Saint-Omer en 1911 : « Je ne pourrai pas travailler ailleurs ». De retour à Saint-Omer, il va voir sa grand-mère à l’hospice. C’est là qu’il trouve l’inspiration de ses tableaux les plus connus : Bénédicité acheté par l’Etat en 1913. Enterrement de Sept Heures chez les Petites Sœurs des Pauvres de Saint-Omer. Il peint cette immense toile dans une chapelle mal éclairée sans recul. Il doit rouler la toile au fur et à mesure de son exécution. La toile est exposée au Salon de 1914. Elle y reçoit le prix national du Salon des Artistes français pour récompenser un jeune peintre. Elle se trouve dans l’église saint Sépulchre. Autres œuvres dans la cathédrale : Statue de sainte Philomène et de saint Antoine de Padoue dans le déambulatoire Nord, monument au chanoine Duriez près de la sacristie. Œuvres dans Saint-Omer : buste de Louis Martel dans le jardin public, monument à Alexandre Monsigny place Sithieu. Il peint aussi des paysages du marais, des chaumières flamandes.
LE SUJET : Le tableau est placé pratiquement là où se trouvait le peintre lorsqu’il a réalisé son œuvre. On y voit une femme âgée en prière devant le tombeau et la statue de de saint Erkembode. Au-dessus le tableau de la mort de Joseph. A l’arrière-plan, la boiserie du petit orgue de chœur et une vue du déambulatoire.

Déambulatoire travée 01, tableau intitulé prière dans la cathédrale du peintre audomarois Jules Joets

Déambulatoire travée 01

Elévation côté Choeur, Joseph mourant.

Tableau, cadre : Mort de saint Joseph. Toile (support) : peinture à l'huile. Cadre en bois mouluré noir. Baguette intérieure dorée.
Modèle italien.Constat d'état et restauration réalisés par Robert Baudouin en 1959-1960.Dernier recensement : 25 novembre 1979.Visite de Jacques Foucart (conservateur, musée du Louvre) le 19 juin 1996, proposition d'attribution : début 18e siècle, Rome par Carlo Maratti, dit Maratta (Camerano 1625 - Rome 1713).
Référence Mérimée de l'édifice PA00108403

Déambulatoire travée 01

Déambulatoire travée 01

Déambulatoire travée 01



Elévation côté Choeur station XIII

Sur le mur de clôture du Choeur côté gauche Bas-relief relatant la station 13 du chemin de croix de notre seigneur Jésus Christ.

Déambulatoire travée 01

Elévation côté Choeur, station XIV.

Sur le mur de clôture du Choeur côté droit Bas-relief relatant la station 14 du chemin de croix de notre seigneur Jésus Christ.

Déambulatoire travée 01

Déambulatoire travée 01

Déambulatoire travée 01



Elévation côté Choeur Deux Ex-voto Erkembode

Sur le mur de clôture du Choeur au dessus du tombeau, deux Bas-relief Ex-voto en marbre blanc relatant l'histoire mouvementée des reliques de saint Erkembode pendant la révolution.