Chapelle Sainte Aldegonde

Vous pouvez facilement repérer cette chapelle sur la vue en plan de la Cathédrale que vous trouverez ci-dessous, en effet, son emprise au sol est colorée en rouge.

Sources Emmanuel WALLET

( 1 ) Cette tombe, large de 5 pieds carrés, est celle d'un chapelain, décédé le i 3 janvier 1406, mais dont le confessionnal voisin nous a caché le nom. La figure du milieu est celle du défunt. Quant aux deux autres, que l'on a dessinées de profil à ses cotés, elles semblent réciter pour lui les prières de l'agonie. Sur le mur nord de cette chapelle se trouve aussi un ex-voto, caché par un tableau, et dont l'inscription, laissée à découvert, est néanmoins tellement effacée par la vétusté et le badigeon, qu'il nous a été impossible de la déchiffrer.

Son Histoire

Voila la description qu'en fait Emmanuel WALLET ( professeur de dessin à l'ecole d'artillerie et à l'école de peinture de la ville de Douai, ancien officier du génie militaire, membre de la Société des antiquaires de la Morinie ) dans son ouvrage daté de 1839 "Description de l'ancienne Cathédrale de Saint-Omer"

Chapelle de Sainte Aldegonde, dont le fondateur est également inconnu, et dont l'élégante clôture de marbre est pour nous aussi sans date précise. Dans son pavé se voient encore, gravées sur une pierre bleue, trois figures en pied, placées chacune sous des arcades gothiques ( 1 ). Depuis la révolution, de jeunes filles ont déposé pieusement sur son autel l'image de Sainte Catherine, qu'elles y viennent vénérer, et par là peut-être auront provoqué un changement dans sa dénomination.


L'abbé Augustin Dusautoir dans son ouvrage de 1903 intitulé "Guide pratique du visiteur" nous apporte les précisions suivantes :
Cette Chapelle dédiée à Sainte Aldegonde date du XV ème siècle. Sa clôture est du XVII ème siècle, elle est surmontée d'une statue de Saint-Omer (une double croix se trouve au bas de son étole). Deux bustes du Christ et de la Sainte-Vierge! donnés par M. Henri Dupuis, ont été placés depuis peu de chaque côté.
A l'intérieur, un tableau reproduit la scène de l'Assomption de Marie. Entre cette chapelle et la suivante, remarquez un gracieux bas-relief en albâtre encastré dans le mur et figurant l'adoration des bergers.


Aujourd'hui cette chapelle est dédièe à Sainte Aldegonde, sur le mur du fond un triptyque magnifiquement conservé relate la 'Résurrection du Christ', on y voit également sainte Barbe, saint Robert et le chanoine Robert de saint Martin, donateur. Bois (support) : peinture à l'huile, panneaux peints et cartel sous le volet central. Inscription relative aux vanités (Epitres aux Romains et aux Corinthiens) sur le panneau central et sur le cartel. Dimensions normalisées : H = 1.42ml la = 0.72ml Dimensions du panneau central. Volets : H = 1.42ml la = 0.36.


Septembre 2020 : informations fournies par Anne Pierard concernant le Christ de Saint-Bertin .
HISTOIRE DE L’ŒUVRE : cette œuvre se trouvait dans l’église Saint-Denis. L’état du monument ne permettait plus une conservation correcte de cette sculpture. Avant d’être à Saint-Denis plusieurs sources permettent de penser que ce Christ faisait partie du jubé de l’abbaye Saint-Bertin. Il est en albâtre. C’est Guillaume Loemel 75° abbé de Saint-Bertin qui a posé la première pierre du jubé en 1621. Sous ce jubé avaient été enterrés dans l’église de l’abbaye plusieurs abbés.
ŒUVRE : représentation peu commune du Christ ressuscité portant sa croix. Son corps porte les marques des clous. Son attitude est plus celle d’un Christ souffrant que d’un Christ vainqueur. La sculpture devait probablement se trouver en hauteur et on devait la percevoir différemment


Septembre 2020 : informations fournies par Anne Pierard concernant le Triptyque de la résurection ou du Chanoine Robert de Saint-Martin.
DATE : 1555 – 1562 Le retable a pu être peint du vivant du chanoine qui prévoyait d’en orner sa chapelle funéraire.
AUTEUR : Probablement un artiste local qui imite les peintres consacrés des Pays-Bas proprement néerlandais.
DESCRIPTION : Huile sur bois.
CENTRE : la Résurrection du Christ. Le Christ est victorieux de la mort de l’humanité, iconographie classique. Il porte une oriflamme militaire. Il est debout sur son tombeau fermé pour affirmer le triomphal mystère de sa résurrection. De la longue hampe de sa croix-oriflamme il perce un squelette en geste de triomphe et de réveil des morts. Paysage italianisant.
VOLET GAUCHE : Sainte Barbe portant la palme du martyre. Derrière elle la tour avec laquelle elle est souvent représentée. Son père l’avait fait enfermer dans une tour pour la protéger des regards. Elle se convertit. Son père furieux la décapita. Revers du volet en polychromie marron tacheté.
VOLET DROIT : le dédicataire du triptyque, agenouillé sur un prie-Dieu portant écusson, est un chanoine de Saint Omer, Robert de Saint-Martin, natif de Lumbres. Chantre et chapelain de Charles-Quint puis de Philippe II d’Espagne. Cela montre bien les liens entre le clergé et les souverains d’Espagne. Notre région est parfaitement étrangère à la France à cette époque. Il est décédé le 15 juin 1562. Il obtint sa prébende en 1555. Le donateur est présenté par son patron, le bienheureux Robert d’Arbrissel fondateur de l’abbaye de Fontevraud ( XII ). Revers en polychromie marron tacheté.
CADRE : D’origine, doré à la feuille d’or. Travail de poinçonnage sur la dorure :’inscriptions latines relatives à la vanité de la vie humaine et à la résurrection justificatrice et victorieuse du Christ, citations tirées de l’épître aux Romains. « Christus resurrexit propter justificationem nostram. Christus resurrexit ex mortis. Ia no moritur. Mors illi ultra non dominabitur. » Sous le squelette du panneau central : citation de l’Epître aux Corinthiens, la mort est absorbée dans le Christ et se résout en lui par la victoire. « Absorpta est mors in victoria » L’inscription est très intégrée à l’image. Sous le panneau central, une épitaphe sur une tablette.
EMPLACEMENT : guide de 1903 (abbé Dusautoir) : dans la chapelle du baptistère sur le mur gauche. 1908 classé Monument Historique. A partir de 1975 restauré à Paris, puis dans les réserves des musées de la Ville. Décembre 2019 : accroché sur le mur gouttereau dans la chapelle sainte Aldegonde.



Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle Sainte Aldegonde


Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle avancée saint-martin


Chapelle Sainte Aldegonde
Chapelle Sainte Aldegonde
Cathédrale de Saint-Omer Chapelle Sainte Aldegonde
Cathédrale de Saint-Omer Chapelle Sainte Aldegonde
Cathédrale de Saint-Omer Chapelle Sainte Aldegonde
Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle Sainte Aldegonde
Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle Sainte Aldegonde
Cathédrale de Saint-Omer | Chapelle Sainte Aldegonde | Christ de Saint-Bertin  | sur le mur du fond un triptyque magnifiquement conservé relate la 'Résurrection du Christ', on y voit également sainte Barbe, saint Robert et le chanoine Robert de saint Martin, donateur.
Bois (support) : peinture à l'huile, panneaux peints et cartel sous le volet central.  Inscription relative aux vanités (Epitres aux Romains et aux Corinthiens) sur le panneau central et sur le cartel. 
Dimensions normalisées : H = 1.42ml  la = 0.72ml Dimensions du panneau central. Volets : H = 1.42ml la = 0.36
Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle Saint Jacques Apôtre, triptyque Jésus récussité

Photographe

Montage & Photographies Les Amis de la Cathédrale

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