Chapelle ancienne de saint Omer dite 'aux ossements' encore appelée à tort saint Nicolas à cause de la statue du saint sur la clôture

Vous pouvez facilement repérer cette chapelle sur la vue en plan de la Cathédrale que vous trouverez ci-dessous, en effet, son emprise au sol est colorée en rouge.

Sources Emmanuel WALLET

( 1 ) Il résulte de certain passage de Deneuville, d'un état particulier des chapelles de 1567, de celui de 1661, et de plus d'un décret de l'evêque Fronçoit de Couzié de 1771, que vers le milieu du XVII ème siècle, une chapelle dédiée a Saint Louis Leberquin ou Leberquier ( nom du fondateur ), aurait été transférée dans celle-ci.
( 2 ) Ce chanoine, enterré dans cette chapelle, est mort le 23 août 1638.
( 3 ) La clôture de cette chapelle était de bois avant qu'elle ne fut reconstruite en marbre. C'est là ce que prouve un passage du capitulaire de Notre-Dame, à l'occasion du fait suivant : en 1594 le 24 novembre. ( jour de Saint Chrysogone ), les Français tentèrent de surprendre Saint-Omer par la porte Sainte Croix mais cette attaque demeura sans succès, grâce à la vigilance des habitants, grâces de plus au patriotisme des jeunes filles de la cité, qui, le lendemain, selon Hendricq ( tome 1, page 38 ), jour même de Sainte Catherine, « au lieu de danser , selon la coustume, à leur pucelaige, nayant cure d'icelles danecs ni d'autres esbatemens , coururent volontairement au travail, n'espargnans leurs robes, portans les sulcunes dans les pans d'icelles la terre pour boucher laditte porte. » Cet événement, en commémoration du jour de l'attaque, amena l'institution d'une confrérie de Saint Chrysogone en ladite chapelle de Saint-Omer. Or, en 1604, d'après le capitulaire précité, cette confrérie de Saint Chrysogone sollicita du chapitre l'autorisation de placer l'image de son patron au-dessus de la fermeture de cette chapelle et cette fermeture, est-il dit dans ce même capitulaire, était alors construite en bois. Tel est le fait mentionné. En doit-on conclure que presque toutes les fermetures aient été formées de cette matière, avant leur construction en marbre ? Ce serait aller évidemment trop loin, bien que l'on doive présumer que la chose se sera plus d'une fois reproduite.

Son Histoire

Voila la description qu'en fait Emmanuel WALLET ( professeur de dessin à l'ecole d'artillerie et à l'école de peinture de la ville de Douai, ancien officier du génie militaire, membre de la Société des antiquaires de la Morinie ) dans son ouvrage daté de 1839 "Description de l'ancienne Cathédrale de Saint-Omer"

Chapelle Saint Omer ( 1 ), dont le chanoine Georges de Guilluy ( 2 ) fit établir en 1631 la riche clôture de marbre ( 3 ) et sur laquelle se voit sculptée la figure à cheval de son patron.


L'abbé Augustin Dusautoir dans son ouvrage de 1903 intitulé "Guide pratique du visiteur" nous apporte les précisions suivantes :
La dernière chapelle de ce côté · date du XIV ème siècle, elle était autrefois dédiée à Saint Omer, patron de la ville. Présentement la balustrade porte une statue de Saint Nicolas, et sa frise fouillée de merveilleux petits bas-reliefs reproduit de gauche à droite, l'Annonciation, Jésus au milieu des docteurs, l'Adoration des Mages, la Circoncision, la Crèche de Bethléem et la Fuite en Egypte.
Cette clôture a été donnée par le chanoine Georges Guilluy, en 1631. Saint Georges, patron du chanoine y est représenté à cheval dans un médaillon central au dessous de la statue de Saint Nicolas. La porte avec blason est moderne. A l'intérieur se trouve un ancien autel de marbre veiné rouge, placé autrefois dans la chapelle actuelle de Saint Omer autour du chœur et que Mgr Joseph de Valbelle a consacré le 30 mai 1736. Au-dessus, un tableau de l'évangéliste Saint Luc.


Aujourd'hui cette chapelle est toujours dédièe à Saint Omer, et, elle renferme tous les ossements des défunts inhumés dans la Cathédrale ( hormis ceux qui ont leur tombeau ).






Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle Saint-Omer


Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle avancée saint-martin


Chapelle Saint-Omer
Chapelle Saint-Omer

Descriptions des deux photographies ci-dessus

Sur la photographie de droite vous pouvez admirer un autel de marbre polychrome veiné rouge et autrefois placé dans la chapelle épiscopale. Le dessus porte une inscription : daté de 1736 et son donateur est Louis-Alphonse de Valbelle.
Sur la photographie de gauche vous pouvez admirer la clôture de la chapelle. La clôture de cette chapelle était de bois avant qu'elle ne fut reconstruite en marbre. C'est là ce que prouve un passage du capitulaire de Notre-Dame, à l'occasion du fait suivant : en 1594 le 24 novembre. ( jour de Saint Chrysogone ), les Français tentèrent de surprendre Saint-Omer par la porte Sainte Croix mais cette attaque demeura sans succès, grâce à la vigilance des habitants, grâces de plus au patriotisme des jeunes filles de la cité, qui, le lendemain, selon Hendricq ( tome 1, page 38 ), jour même de Sainte Catherine, « au lieu de danser , selon la coustume, à leur pucelaige, nayant cure d'icelles danecs ni d'autres esbatemens , coururent volontairement au travail, n'espargnans leurs robes, portans les sulcunes dans les pans d'icelles la terre pour boucher laditte porte. » Cet événement, en commémoration du jour de l'attaque, amena l'institution d'une confrérie de Saint Chrysogone en ladite chapelle de Saint-Omer. Or, en 1604, d'après le capitulaire précité, cette confrérie de Saint Chrysogone sollicita du chapitre l'autorisation de placer l'image de son patron au-dessus de la fermeture de cette chapelle et cette fermeture, est-il dit dans ce même capitulaire, était alors construite en bois. Tel est le fait mentionné. En doit-on conclure que presque toutes les fermetures aient été formées de cette matière, avant leur construction en marbre ? Ce serait aller évidemment trop loin, bien que l'on doive présumer que la chose se sera plus d'une fois reproduite.


Cathédrale de Saint-Omer Chapelle Saint-Omer
Cathédrale de Saint-Omer Chapelle Saint-Omer
Cathédrale de Saint-Omer Chapelle Saint-Omer
Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle Saint-Omer
Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle Saint-Omer

Descriptions des deux photographies ci-dessus

Sur la photographie de droite vous pouvez admirer un Haut-relief de la flagellation - XV ème siècle Le Christ est attaché à une colonne et entouré de bourreaux. A gauche, un prêtre à genoux. Derrière lui, un évêque et saint Michel. Non identifié : on ne connaît ni le donateur ni son patron.
Sur la photographie de gauche vous pouvez admirer un tableau de saint Matthieu avec l’ange.


Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle aux ossements

Descriptions de la photographie ci-dessus

Dans cette chapelle, on a enterré les ossements retrouvés après la Révolution, sous les dalles funéraires. Il n’y a plus de personnes enterrées dans la cathédrale, sauf Gérard d’Haméricourt. Une plaque indique : « Ex ossibus benefactorum » = ce qui reste des ossements de nos bienfaiteurs.


Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle Saint-Omer aux ossements

Descriptions de la photographie ci-dessus

Clôture très gracieuse : en-haut saint Nicolas avec trois enfants dans une cuve cerclée d’or, statue en albâtre. La clôture du XVII ème siècle porte une statue de saint Omer dont l’étole est marquée du symbole de la ville : croix à double traverse. On voit trois petits enfants dans un baquet cerclé d’or. Dans la légende originelle, saint Nicolas apparaît à des marins pris dans la tempête. Le saint les sauve de la mort. Le miracle est illustré de façon fort simple : trois petits personnages, pouvant être pris pour des enfants, dans une barque ayant une forme simple, pouvant évoquer un saloir. Ces illustrations mêlées aux fables populaires où l’on aime se faire peur, ont fait évoluer la légende dont on trouve les premières traces dans un poème du trouvère Wace. Cette légende se répand à partir du début XII ème siècle . En 1417, la fête a été célébrée d’abord par un office à la cathédrale, puis par un Mystère mis en scène sur la place du Vieux-Marché avec un grand orchestre et des chœurs, devant le Chapitre, les religieux de Saint-Bertin, la noblesse des environs et les échevins. Le spectacle s’est terminé par un Te Deum chanté par la foule.
En-dessous, saint Georges sur son cheval. C’était la chapelle du Chanoine George Guilluy qui a donné la clôture en 1630. Sur la frise, des sculptures en albâtre de 6 bas-reliefs consacrés à l’enfance de Jésus : L’Annonciation, Jésus au milieu des docteurs, l’adoration des mages, la circoncision, l’adoration des bergers, la fuite en Egypte.


Photographe

Montage & Photographies Les Amis de la Cathédrale

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