Chapelle Notre Dame des Miracles

Vous pouvez facilement repérer cette chapelle sur la vue en plan de la Cathédrale que vous trouverez ci-dessous, en effet, son emprise au sol est colorée en rouge.

Sources Emmanuel WALLET

( 3 ) Cette chapelle avait été primitivement construite en bois. Plus tard elle fut refaite en pierres, et bénie en 1280. ( V. Lettres de Robert II de 1269 1271, ainsi que les archives de la ville Lay 125 , et celles du département du Pas-de-Calais ).
( 4 ) La décoration de l'autel actuel de N.-D. des Miracles est celle" aussi de l'ancien autel de la place. Ce dernier était un don fait, en 1606, par l'évêque Blasoeus, de même que son tableau de Notre Dame de Piété, qui avait été peint à Anvers. Monsieur Lemaire, peintre à Saint-Omer, a reproduit dans un tableau, qui se trouve à l'hôpital civil, cette décoration d'autel, telle qu'elle était sur la grand-place. 11 existe également, sous la date de 1698, une gravure assez médiocre de la partie supérieure de cet autel, représentant une invocation à Notre Dame des Miracles.

Son Histoire

Voila la description qu'en fait Emmanuel WALLET ( professeur de dessin à l'ecole d'artillerie et à l'école de peinture de la ville de Douai, ancien officier du génie militaire, membre de la Société des antiquaires de la Morinie ) dans son ouvrage daté de 1839 "Description de l'ancienne Cathédrale de Saint-Omer"

Dès le X ème siècle une statue fut érigée sur la place du Grand Marché, avant que le sanctuaire ne soit construit. Comme pour le sanctuaire nous avons peu de documents. Une gravure de (1641) demeure la plus ancienne illustration de cette statue. Si cette illustration de Guillaume du Tielt est exacte il existe bien des différence avec la statue considérée aujourd’hui comme la vraie :

* L’enfant Jésus est porté par Marie, alors qu’aujourd’hui il est assis.
* Sa couronne est différente.
* Le sourire, si magnifique aujourd’hui est bien pâle.
* Les vêtements sont différents.

Cependant, au XIII ème siècle, selon le père Bello, apparaît une statue de bois doré, qui la représente assise comme une Reine. Elle tient l’enfant Jésus qui nous offre le Livre des Évangiles, geste qui semble nous dire "Allez vous aussi sur les places, proclamez la Parole", c’est à dire telle que nous la connaissions aujourd’hui. C'est le 23 Juin (1785), le sanctuaire allant être démoli, que se fit le transfert de N.D.des Miracles, en procession depuis la place jusqu’à la Cathédrale, avec la population, le clergé et sous la présidence de l’abbé de St Bertin qui remplace Monseigneur l’Évêque. Dans un premier temps elle fut placé sous un dais, puis, quand on eut transféré son autel, elle y fut replacée. Le chapitre avait décidé de mettre l’autel dans la chapelle centrale du transept Sud. Le 30 Septembre (1790) la cathédrale fut fermée comme toutes les églises sur ordre des révolutionnaires. Le peuple qui ne pouvait plus prié la Madone protesta. Une proposition fut faite de laisser un accès à la chapelle de la Vierge par l’extérieur, ce qui permettait de laisser en places les scellés Elle fut acceptée le 5 Janvier (1791) et le 10 Janvier on procéda à l’ouverture de la croisée du transept. A nouveau on pouvait honorer la Madone. Mais le 24 Septembre (1793) la Cathédrale était convertie en magasin d’effets de campagne, puis de fourrage. De nouveau la statue était isolée du peuple, mais là ce fut un bien car elle fut ainsi préservée, tout comme la Cathédrale d’ailleurs. A la suite du décret du 30 Mai (1795), c’est l’Église de St Denis qui fut choisie comme lieu de Culte. Les paroissiens de ce quartier demandèrent alors que la statue de la Vierge leur fut confiée . Mais le Conseil refusa d’examiner cette demande. Par 2 fois ils réitèrent leurs demande, et finirent par obtenir gain de cause. C’est ainsi que la statue quitta la Cathédrale pour l’Église St Denis. Les fidèles furent satisfait au point qu’ils reconstituèrent l’immense garde robe de la Vierge et de l’Enfant Cette situation durera jusqu’en (1802), date à laquelle la cathédrale retrouva ses droits. Mais les paroissiens de St Denis ne voulaient pas rendre la statue. C’est donc en secret, sur une civière, sous des vêtements que le 3 Mars (1803) à midi la statue de N.d.des miracles retrouva sa chère Cathédrale. Elle continua de trôner sur l’autel de (1606), jusqu’en (1875), date à laquelle elle fut couronnée. Deux couronnes avaient été façonnées pour orner la statue. Elles furent bénies par le pape Pie IX, lors du concile Vatican I. Voilà pourquoi dans le déambulatoire il est fait mention de ce Pape. Il fallut attendre le 18 Juillet (1875) pour que ces couronnes soient posées sur la tête de la Vierge Marie et sur celle de l’Enfant Jésus.

Résumé
Elle fut érigée en 1785, lorsque, par ordre du roi, on supprima, sur la place, la chapelle dédiée à la Vierge des Miracles ( 3 ) et, le 25 juin de cette année, sa statue fut solennellement transportée à la cathédrale ( 4 ). La construction de cet autel étant venue masquer celui indiqué à la lettre H, le fond de l'ancienne chapelle fut converti dès lors en sacristie, pour le service de la nouvelle.



Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle Notre Dame des Miracles


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Cathédrale de Saint-Omer| Autel de  Notre Dame des Miracles
Cathédrale de Saint-Omer|  Vierge à l'enfant  Notre Dame des Miracles


Photographe

Montage & Photographies Les Amis de la Cathédrale

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