Chapelle Ancienne sainte Trinité

Vous pouvez facilement repérer cette chapelle sur la vue en plan de la Cathédrale que vous trouverez ci-dessous, en effet, son emprise au sol est colorée en rouge.

Sources Emmanuel WALLET

( 1 ) Les fondateur de la première, ( celle de 1336 ), avaient eté Enfart Deule et son épouse. Le fondateur de la seconde fut Simon Bocheux, doyen de Notre Dame, mort eu 1462, inhumé dans cette chapelle, où se trouve encore, et bien conservée, sa pierre tumulaire.

Son Histoire

Voila la description qu'en fait Emmanuel WALLET ( professeur de dessin à l'ecole d'artillerie et à l'école de peinture de la ville de Douai, ancien officier du génie militaire, membre de la Société des antiquaires de la Morinie ) dans son ouvrage daté de 1839 "Description de l'ancienne Cathédrale de Saint-Omer"

Ancienne chapelle de la Sainte-Trinité, érigée en 1336, et dans laquelle, vers le milieu du XV ème siècle, une seconde avait été fondée en mémoire de la visitation de la Vierge à Sainte Élisabeth. Ce qui lui avait fait donner aussi le nom de chapelle Sainte Élisabeth ( 1 ).


L'abbé Augustin Dusautoir dans son ouvrage de 1903 intitulé "Guide pratique du visiteur" nous apporte les précisions suivantes :
Sur le côté et encastrée dans la muraille, on voit une merveilleuse pierre tombale sur laquelle est gravée un riche portique gothique. Elle porte des incrustations de marbre blanc, de cuivre et d'une pierre jaunâtre relevée de vermillon. Aux quatre angles se trouvent les symboles des Évangélistes dans les quatre fouilles. Une inscription avec les armes du défunt rappelle le nom du chanoine Simon Bocheux, doyen du Chapitre de Saint-Omer en 1423 et rappelé à Dieu en 1462. Enfin, encastrée dans le mur du fond de la nef, une grande pierre bleue apparaît aux regards contenant trois personnages, abrités par de riches arcades à engrélures, couronnées de gables aigus à rosaces, de clochetons et de contreforts dont l'ensemble forme une gracieuse architecture. Le personnage du milieu est le chapelain Mchel Ficefate, décédé en 1415, et qui obtint la permission d'enterrer dans sa propre tombe sa mère et sa sœur, figurées à droite et à gauche et décédées avant lui, en 1391 et 1407. Au pied de cette dalle et dans le pavé, une dernière pierre tombale dont l'inscription est fruste représente deux prêtres dont la tête et les mains sont de marbre blanc. Le tableau, LA DESCENTE DE CROIX, que vous avez devant vous est attribué au grand peintre Rubens lui même, ou au moins à l'un de ses meilleurs élèves. Il fut Commandé en 1612 par le Chapitre de Saint-Omer à Rubens et payé 250 florins. Installé à son arrivée dans la chapelle actuelle de Saint Omer dans le pourtour du chœur, il a été successivement placé en 1623 dans la chapelle de Saint Léonard, au XIX ème siècle dans celle de Saint Erkembode et enfin à cet endroit.






Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle Ancienne sainte trinité


Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle avancée saint-martin


Descriptions de la photographie de droite ci-dessous, précisions des Amis de la Cathédrale


- Un chanoine anglais Michael Ficefate, mort en 1415
Un chanoine anglais Michael Ficefate, mort en 1415, qui obtint que sa mère et sa sœur soient enterrées dans sa propre tombe. Elles figurent donc sur la pierre tombale en pierre de Tournai qui est posée verticalement en bas à droite du Rubens. Qualité exceptionnelle du dessin : l’architecture, les visages, les mains, les drapés. Au-dessus des personnages, on lit : Meire, Fila et Seur.

Cathédrale de Saint-Omer | Le tableau, LA DESCENTE DE CROIX, que vous avez devant vous est attribué au grand peintre Rubens lui­ même, ou au moins à  l'un de  ses meilleurs élèves. Il fut Commandé en 1612 par le Chapitre de Saint-Omer à Rubens et payé 250  florins. 
Installé à son arrivée dans la chapelle actuelle de Saint Omer dans le pourtour du chœur, il a été successivement placé en 1623 dans la chapelle de Saint  Léonard,  au  XIX ème  siècle  dans  celle  de Saint Erkembode et enfin à cet endroit.
 encastrée dans le mur du fond de la nef, une grande pierre bleue apparaît aux regards contenant trois personnages, abrités par de riches arcades à engrélures, couronnées de gables aigus à rosaces, de clochetons et de contreforts 
dont l'ensemble forme une gracieuse  architecture.
Le personnage du milieu est le chapelain Mchel Ficefate, décédé en 1415, et qui obtint la permission d'enterrer dans sa propre tombe sa mère et sa sœur, figurées à droite et à gauche et décédées avant lui, en 1391 et 1407.
Au pied de cette dalle et dans le pavé, une dernière pierre tombale dont l'inscription est fruste représente deux prêtres dont la tête et les mains sont de marbre blanc.
Cathédrale de Saint-Omer Chapelle Ancienne sainte trinité
Cathédrale de Saint-Omer Chapelle Ancienne sainte trinité
Cathédrale de Saint-Omer Chapelle Ancienne sainte trinité

Descriptions des deux photographies ci-dessous par les Amis de la Cathédrale


- Représentation classique de la Trinité
Sur la photographie de gauche : Haut-relief : Dieu le Père présente son Fils crucifié. L’Esprit est représenté par une colombe.
- Dalle funéraire du Chanoine et Doyen Simon Bocheux
Sur la photographie de droite : Dalle funéraire du Chanoine et Doyen Simon Bocheux mort en 1462. Elle est placée à la verticale. Ce chanoine avait été nommé doyen, alors qu’il n’était pas prêtre. Il devait jurer de se faire ordonner dans l’année, mais il ne le fait pas. L’affaire remonte à Rome. Le Pape Martin V écrit que les statuts de l’Eglise doivent être réformés. Dispute entre le doyen, le Prévost et le Chapitre. En 1432, au cours d’un Chapitre général, décision est prise de « mieux pratiquer entre eux la charité et la concorde chrétienne… afin d’éviter les procédures ruineuses. » (Antiquaires de la Morinie, livraison 403, p 323). Pierre bleue sur laquelle est gravé un péristyle gothique. Ce monument est décoré de diverses incrustations : le calice en cuivre, la tête et les mains en marbre blanc, cuivre et une pierre jaunâtre relevée de vermillon pour l’habit sacerdotal. Aux quatre angles, les symboles des 4 évangélistes trop usés pour être lisibles. Ce chanoine avait fondé la Chapelle Sainte-Elisabeth.

Cathédrale de Saint-Omer | Chapelle Ancienne sainte trinité
Cathédrale de Saint-Omer | Sur le côté et encastrée dans la muraille, on voit une merveilleuse pierre tombale sur laquelle est gravée un riche portique gothique. Elle porte des incrustations de marbre blanc, de cuivre et d'une pierre jaunâtre relevée de vermillon. 
Aux quatre angles se trouvent les symboles des Évangélistes dans les quatre fouilles. Une  inscription  avec les armes  du  défunt  rappelle le	nom du chanoine Simon Bocheux, doyen du Chapitre de Saint-Omer en 1423 et rappelé à Dieu en 1462.

Descriptions du tableau de Rubens ci-dessous par les Amis de la Cathédrale

Descente de croix de Rubens :
- Représentative du baroque flamand
Par l'intensité des gestes et des regards, sa composition dynamique, et ses contrastes colorés. La tradition locale donne la date de 1612, c’est une commande des chanoines et des doyens, pour 250 florins. 4m sur 3. Rubens a réalisé d’autres grandes compositions sur le même thème à Anvers, 1611, (princeps de la série, au début de la carrière de Rubens, frappe les esprits), Arras, Valenciennes, Lille, 1617. La version d’Anvers est plus raide. Par rapport aux autres Descentes de Croix, elle se caractérise par une grande dramatisation, (Christ cassé, Marie agenouillée, Madeleine qui touche le Christ des deux bras) qui est bien dans l’esprit baroque. La différence est telle avec celle d’Anvers, qu’on peut aussi proposer la date de 1620, (Trésors des églises de l’arrondissement) situant ainsi la version de Saint-Omer au bout de la chaîne. Dans l’atelier de Rubens, une vingtaine d’élèves qui ont chacun leur spécialité. Prévu comme retable, il était placé jusqu’en 1623 dans la chapelle Saint-Léonard. Le cadre du XIX ème siècle est le même que celui du Saint-Georges. Les coins sont plus neufs : elle a été prêtée pour une expo à Paris et les ouvriers l’ont laissée tomber. Cette toile a été restaurée par Hélène Wallart (Armentières).
Composition en triangle, comme la Trinité dont Jésus est le centre. L’échelle permet de monter vers Dieu. Le corps de Jésus est cassé à angle droit, il s’affaisse, tout s’écroule. Il est totalement abandonné aux hommes. Rubens accentue la dramatisation de la scène. On peut trouver ce mouvement disgracieux ou, au contraire, terriblement expressif.
A droite, l’Eglise, La Vierge avance la main gauche vers son fils. Geste de don qui rappelle celui de la Nativité du XIII. Elle parait très humaine, moins traditionnelle qu’à Arras. Elle est agenouillée et donc plus touchante qu’une Stabat Mater. Jean en rouge. Son visage est moins réussi ? Retouche ? Madeleine très pathétique, elle touche Jésus de ses deux mains. Habilement vue en raccourci arrière, elle occupe le premier plan, quasi de plain-pied avec le spectateur. L’humanité pécheresse est à genoux au niveau du spectateur. Marie et Madeleine s’inscrivent bien dans la Contre-Réforme. Le tableau souligne le rôle d’intercesseur de la sainte pécheresse, si humaine et rachetée. Elle est sauvée par le sacrifice du Christ. Son geste est à rapprocher de celui de Marie, médiatrice suprême.
En haut, le tâcheron, l’Eglise qui travaille. Joseph d’Arimathie : disciple de Jésus en secret, a demandé le corps de Jésus à Pilate. Courageux, juste et bon. En blanc. Nicodème qui est venu voir Jésus la nuit, semble être le personnage en retrait dans l’ombre à droite. Le groupe de « l’Eglise » forme un C majuscule dans lequel le Christ est accueilli.
A gauche, le Corps du Christ violemment cassé, douloureux angle droit. Victime qui s’offre à la pécheresse. On est très éloigné de la courbe harmonieuse à Lille ou à Arras.
Couleurs : contraste entre la robe rouge de Jean, le vêtement de Marie-Madeleine et la pâleur du corps supplicié, du linceul. Le vêtement de Joseph d’Arimathie illumine la toile. Le blanc de la mort, illuminé déjà de la lumière de la Résurrection.
En bas à gauche : la couronne, l’éponge, les clous et l’inscription en plusieurs langues.

Cathédrale de Saint-Omer | Le tableau, LA DESCENTE DE CROIX, que vous avez devant vous est attribué au grand peintre Rubens lui­ même, ou au moins à  l'un de  ses meilleurs élèves. Il fut Commandé en 1612 par le Chapitre de Saint-Omer à Rubens et payé 250  florins. 
Installé à son arrivée dans la chapelle actuelle de Saint Omer dans le pourtour du chœur, il a été successivement placé en 1623 dans la chapelle de Saint  Léonard,  au  XIX ème  siècle  dans  celle  de Saint Erkembode et enfin à cet endroit.

Descriptions des photographies du dallage ci-dessous par les Amis de la Cathédrale


- Stèle funéraire de Jean d’Esquerdes et de son neveu ( dernière photographie en bas de page )
On voit la tête, le calice, le neveu, mais pas son visage. Les calices de cuivre ont disparu. Jean d’Esquerdes était notaire apostolique et secrétaire du Chapitre en 1353.Au-dessus du personnage de droite, Abraham tenant l’âme du défunt.

- Dalles provenant de la cathédrale de Thérouanne que Charles Quint fit raser en 1553
Dalles provenant de Thérouanne, environ 70, datant du XIII ème siècle : la sirène représente la luxure. Enfantement d’Isis sur le mur. En regardant bien, on voit au centre, un personnage qui taille un arbre. On voit aussi des animaux fantastiques.

Cathédrale de Saint-Omer|dallage nef sud
Cathédrale de Saint-Omer|dallage nef sud
Cathédrale de Saint-Omer|dallage nef sud
Cathédrale de Saint-Omer|dallage nef sud,Stèle funéraire de Jean d’Esquerdes  et de son neveu

Cathédrale de Saint-Omer|chapelle ancienne sainte trinité,vitrail

Photographe

Montage & Photographies Les Amis de la Cathédrale

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