Chapelle saint Maxime, autrefois dite de saint Thomas le martyr, et de saint Blaise

Vous pouvez facilement repérer cette chapelle sur la vue en plan de la Cathédrale que vous trouverez ci-dessous, en effet, son emprise au sol est colorée en rouge.

Sources Emmanuel WALLET

( 1 ) Cette pierre , enrichie d'incrustations semblables à celles indiquées en la Planche IX, figure 5, représente un prêtre gravé au trait, la tête et les mains formées de marbre blanc, portant sur la poitrine un calice en cuivre, marqueté d'albâtre.

Son Histoire

Voila la description qu'en fait Emmanuel WALLET ( professeur de dessin à l'ecole d'artillerie et à l'école de peinture de la ville de Douai, ancien officier du génie militaire, membre de la Société des antiquaires de la Morinie ) dans son ouvrage daté de 1839 "Description de l'ancienne Cathédrale de Saint-Omer"

Anciennement dénommée chapelle de Saint Thomas martyr, ou de Cantorbery. Au centre de son pavé se trouve une large pierre bleue ( 1 ), sur laquelle est gravée en pied la figure du chanoine Toussaint de la Ruelle (de Ruella), mort en 1434, et qui y avait fondé deux chapelines, c'est-à-dire une messe quotidienne que deux chapelains devaient y desservir alternativement.
Concernant la clôture de cette chapelle, Rémy CORDONNIER
( Docteur en histoire de l'art, Chevalier de l'Ordre des arts et des lettres, Responsable du fonds ancien de la Bibliothèque d'agglomération du Pays de Saint-Omer, Chercheur associé de l'Institut de Recherche Historiques du Septentrion - Lille III - CNRS, Chercheur associé de l'Institut d’Études Médiévales Université Nouvelle de Lisbonne ) nous apporte les précisions suivantes :

Les armes sculptées sur la porte sont celle de la famille Weyms (ou Wamesius) : Coupé, d’or à trois merlettes de sable rangées en fasce, et d’hermines plain, à la fasce bretessée et contre-bretessée de sable brochant sur le coupé. On trouve une variante de ces armes où les merlettes sont « soutenues en crenelle de trois pièces de même », ce qui correspond mieux aux armes de la porte. (Voir Léon de Herckendrode, Collection de tombes, épitaphes et blasons, recueillis dans les églises et couvents de la Hesbaye: auxquels on a joint des notes généalogiques sur plusieurs anciennes familles qui ont habité ou habitent encore ce pays,Gand, Gyselynck, 1845, p. 294) La famille Weyms a donné deux chanoines à Notre-Dame :
- Michel Weyms, baptisé le 23 avril 1593 en l'église Saint-Pierre de Louvain. Acte de bapt 2(3) 1593 : Michael filius Dni Doctorus Stefani Weyms et Domla Mectildis Corselis ..suscceperunt .. J Corselius , Dna Joahnnna de ..abbatiss... (Reg Bapt Saint-Pierre de Louvain, 1591-1612, p 16/169). Clerc du diocèse de Maline, licencié en droit, il est reçu en vertu des lettres apostoliques à une prébende de Saint‑Michel le 10 mai 1621. Après élection ordinaire, il est reçu à une prébende de gradué en droit le 11 mars 1637. Il meurt le 1er octobre 1638. Il était également official de l'évêque. Il était le neveu du savant Gérard Corselius (1568-1636), juriste de L’université de Louvain, chanoine de Saint-Lambert de Lièges et maître des requêtes des archiducs, puis prévôt d’Harlebeke.
- Il y eut aussi un Juste Weyms, Fils de Etienne Weyms en Mechtilde Coursel, il est baptisé en l’église Saint-Pierre de Louvain le 12 février 1600. Clerc du diocèse de Maline, en vertu de la nomination de Louvain, est pourvu par l’évêque et reçu le 15 avril 1621. Il a résigné en Cour de Rome. La résiliation de ce dernier suggère que c'est plutôt Michel qui a financé la clôture de cette chapelle où il doit probablement avoir sa tombe.


L'abbé Augustin Dusautoir dans son ouvrage de 1903 intitulé "Guide pratique du visiteur" nous apporte les précisions suivantes :
Chapelle de Saint Maxime, autrefois dite de Saint Thomas le martyr, et de Saint Blaise évêque de Sébaste et martyr en 316. La relique insigne du chef du saint évêque Maxime, patron de Thérouanne, antique cité des Morins, et donnée par les chanoines exilés de Thérouanne, en 1564, à l'église de Saint-Omer où ils avaient reçu l'hospitalité pendant quelques années, se trouve sur l'autel dans un buste d'évêque. Au sommet de la clôture on voit une statue de Saint Bertin abbé, avec la "BARQUE SYMBOLIQUE" rappelant son arrivée dans les marais de Sithiu pour y fonder la fameuse abbaye qui a pris son nom. La porte de chêne porte un blason sculpté et la date de 1642.
A l'intérieur, un tableau sur toile représente "L'ADORATION DES MAGES".
Les 4 tableaux modernes qui ornent le mur du fond de la chapelle, décrivent la vie de sainte Aldegonde, ils proviennent de l'église saint Aldegonde de Saint-Omer. En partant de la gauche vers la droite :
- Sainte Aldegonde à la vision de saint Amand
- Sainte Aldegonde refuse de se marier et s'enfuie en courant
- Sainte Aldegonde distribue ses biens aux pauvres
- Sainte Aldegonde fonde le monasrère de Maubeuge
XVII ème siècle, 4 panneaux de bois peints à l'huile de 0.95 ml x 1.52 ml, à l'origine reliés entre eux pour former un polyptique.
Ces 4 tableaux sont visibles en bas de page.


Aujourd'hui cette chapelle est dédièe à saint Maxime et saint Bertin.






Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle saint Maxime autrefois saint Blaise


Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle saint Maxime autrefois saint Blaise


Chapelle saint Maxime autrefois saint Blaise
Chapelle saint Maxime autrefois saint Blaise
Cathédrale de Saint-Omer Chapelle saint Maxime autrefois saint Blaise
Cathédrale de Saint-Omer Chapelle saint Maxime autrefois saint Blaise
Cathédrale de Saint-Omer Chapelle saint Maxime autrefois saint Blaise

Descriptions des photographies ci-dessous apportées par les Amis de la Cathédrale

Chapelle saint Maxime, évêque des Morins, venu évangéliser la région au début du V ème. Il a préservé la cohésion de l’Eglise au moment des invasions barbares. Il a laissé des traces de son passage à Thérouanne et à Wismes (où il est enterré). En 1721, une nouvelle chasse en argent, qui fut sans doute brisée à la Révolution.

- La clôture présente au sommet saint Bertin, portant le bateau qui l’amena sur le lieu de l’Abbaye Saint-Bertin.
- Porte sculptée portant la date de 1642 et un blason sculpté. Confessionnal du XVII ème.
- Reliquaire de saint Maxime sur l’autel, contenant une mâchoire du saint et provenant de la cathédrale de Thérouanne, don des chanoines de Thérouanne réfugiés à Saint-Omer. La châsse d’argent en forme de buste qui contenait son crâne, a probablement été brisée à la Révolution. Aujourd’hui, buste en bois doré, donné par une demoiselle Dourlens..
- Sur le mur du fond, polyptyque XVII ème, relatant la vie de sainte Aldegonde : au cours d’une vision saint Pierre (on voit ses clés), lui apparaît couronné au ciel ; elle refuse de se marier avec le fils du roi d’Angleterre et s’enfuit au couvent, guidée par des anges. C’est le couvent de sa sœur sainte Waudru ; elle distribue ses biens aux pauvres ; elle fonde le monastère de Maubeuge. Le polyptyque était autrefois attribué à Arnould de Vuez. Il est en fait l’œuvre de deux artistes inconnus.
- Confessionnal d’un chanoine apiculteur : on voit la ruche au fronton.

Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle saint Maxime autrefois saint Blaise
Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle saint Maxime autrefois saint Blaise
Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle saint Maxime autrefois saint Blaise
Cathédrale de Saint-Omer|Chapelle ancienne saint Blaise| 4 tableaux modernes relatant la vie de sainte Aldegonde : voir la description plus haut
Cathédrale de Saint-Omer | Chapelle ancienne saint Blaise|vitrail
Cathédrale de Saint-Omer | Chapelle ancienne saint Blaise|vitrail
Cathédrale de Saint-Omer | Chapelle ancienne saint Blaise|vitrail

Photographe

Montage & Photographies Les Amis de la Cathédrale

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